IDY OULO (Mana Ibrahima Idrissou de son vrai nom) est né vers 1977, au sein des ethnies Falie et Peule, à Mayo-Oulo, au nord du Cameroun.
Rien ne le prédestinait à devenir musicien. C’est en découvrant les rythmes traditionnels de la savane joués par les griots et bergers de son village, qu’Idy Oulo a compris quelle était sa vocation. Son père, employé de la société cotonnière de la région, ne le voyait pourtant pas de cet oeil. Il imaginait pour son fils une destinée un peu moins artistique. C’est sa mère qui lui a permis d’entretenir ses rêves. Lorsqu’il l’accompagnait dans les mariages ou les baptêmes, il n’entendait que la musique.
Et, c’est chez sa grand-mère, dans un village très reculé, qu’il touchera pour la première fois un instrument : la Garaya (sorte de Ngoni à deux cordes). De retour chez ses parents, il ne fera plus machine arrière et fabriquera, avec des morceaux de bois et des câbles de frein recyclés, sa première guitare.
La suite de son histoire est une succession progressive de succès à force de convictions et d’acharnement.
Son premier prix, il le gagne en 1988 avec son premier groupe formé de camarades d’école pour l’interprétation de tubes d’Alpha Blondi ou encore de Francis Bebey. Il continuera, les années suivantes, à se produire avec son groupe dans les alliances franco-camerounaises.
C’est en 1995, qu’il fait ses premiers pas sur la scène professionnelle internationale avec le groupe Kawtal à Douala. Musicien chanteur dans ce groupe qui a participé au film et a co-signé la Bande Originale du film français « Le Maître des Eléphants » de Patrick Grand Perret avec Jacques Dutronc. Toujours avec ce groupe, il chante et joue à la cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde de football en France en 1998 et se produit en Côte d’Ivoire, au MASA, au Cameroun, tourne en Europe pour finalement revenir en France lors du festival Musiques Métisses à Angoulême.

La ville d’Angoulême deviendra en 2000 sa nouvelle terre d’accueil. C’est alors une nouvelle aventure qui commence, puisqu’il se lance en solo.
Il va alors de succès en distinctions : en 2002, il est lauréat du concours Musique et Danse en Région Poitou-Charentes, puis en octobre 2003 celui du concours Label Mosaïc, organisé par le Crédit Agricole et Universal Music pour la région Charente-Périgord. La même année, il est finaliste des Découvertes du Printemps de Bourges.
Il poursuit aujourd’hui sa carrière et sillonne avec ses musiciens, les scènes du monde.


